Atelier pâtissier Christophe Brissard

Ma rencontre avec Christophe Brissard a eu lieu lors d’un petit déjeuner organisé avec plein de professionnels (il paraît que c’est comme ça qu’on appelle les gens qui ont un vrai boulot et qui en sont fiers).

-Salut, tu fais quoi ?

-Je suis pâtissier et j’organise des ateliers de formation.

-Cool !

-Et prochainement, j’invite des blogueurs bordelais pour montrer un peu ce que je fais.

-Cool !

-Et toi tu fais quoi ?

-Je suis photographe. Et en fait je suis blogueur aussi.

Et le soir même je recevais une invitation pour un apprentissage d’une après-midi autour du chocolat. J’ai du Lignac et du Mercotte plein les yeux, je me vois déjà plonger le thermomètre dans le chocolat pour gérer sa brillance comme les grands et frimer à la fin par un « aussi beau que bon » bien senti. Un sentiment de fierté envahit mon échine en pensant que ça y est, je suis définitivement considéré comme une blogueuse food. Je suis donc devenu un professionnel.

Chaque ville forge ses caractères. Les Bordelais ont la réputation d’être froids, fermés et comme dans toutes les villes de province, en retard d’un quart d’heure à tous leurs rendez-vous et qui plus est de mauvaise foi. Bon. Je dois dire que le jour J, j’ai fait la preuve de mon intégration, du moins pour le retard et la mauvaise foi. Oui, parce que pour l’occasion, Christophe ne nous a pas conviés chez lui où il officie habituellement mais à France Cuisines, à Mérignac. La banlieue pour les Parisiens. Et dans ma folie du moment « je covoiture et je transporte en commun », je me suis dis, ben tiens, j’irai en tram. Là-bas. Au bout de la ligne A. Et dans mon étourderie permanente, je n’ai pas vu que le tram que je prenais ne s’arrêtait pas au bout de la ligne mais 3 arrêts plus tôt. Et à Bordeaux, plus tu t’éloignes du centre, plus la distance entre les stations s’allongent, s’allongent, s’aaaaallloonnngent. Bref. Je suis arrivé en retard, en accusant honteusement la CUB (la RATP bordelaise) alors que j’aurais dû partir plus tôt comme me l’avait suggéré le site.

Ma punition a été la suivante : « vas-y, mélange ». Quoi ? Ben, la pâte à financiers. Des financiers au chocolat parce que c’est le thème, tu comprends. Attends tu veux dire « l’appareil » à financiers. Hein, c’est comme ça qu’ils disent les professionnels, hein, Christophe, l’APPAREIL. Hop, passée ma petite leçon de vocabulaire, je touille, je frime. Bon qu’est-ce qu’on fait maintenant ?

On goûte. On déguste le chocolat comme un bon vin. Oui parce que pour info, les chocolats « dessert » (suivez mon regard) c’est de la daube en plaquette avec des vieilles fèves de cacao toutes pourries. 

Leçon numéro 1 : le consommateur français est sous-éduqué en matière de chocolat parce que les distributeurs ne jouent pas le jeu. En effet, le chocolat de bonne qualité se trouve chez Métro pour les pro ou dans les magasins spécialisés et première bonne surprise : ça n’est pas beaucoup plus cher. C’est juste que sur ce type de produits, E.Leclerc ne se fait pas assez de marge. CQFD.

Atelier pâtissier Christophe Brissard

Donc Christophe commence par nous éveiller les papilles à des chocolats aux goûts très différents et qui ouvre du coup le champ des possibles tant sur le plan visuel (le chocolat blanc orange) que sur le plan gustatif (le chocolat avec des fèves de Saint Domingue de chez Barry).

Atelier pâtissier Christophe Brissard

Leçon numéro 2 : le tempérage du chocolat. Vous savez le truc qu’on voit tout le temps à la télé sans bien comprendre pourquoi ils se compliquent la vie alors qu’on pourrait fondre le chocolat au micro-ondes. Ben non, en fait non. Pour que ton chocolat brille, il faut le travailler comme une mayonnaise et faire en sorte qu’elle prenne. Oui parce que pour rappel, le chocolat c’est déjà un subtil mélange qu’il faut activer. Bain-marie, thermomètre, spatule et hop !

Atelier pâtissier Christophe Brissard

Mendiants, poissons au chocolat, chantilly au chocolat et nos financiers qui étaient parfaits. Vous me direz, bon, normal pour un cours de pâtisserie autour du chocolat. Mais, 1- Christophe propose plein d’autres thèmes dans son atelier et 2- C’est Christophe. Le mec est au top techniquement et vous me direz que c’est la moindre des choses. Hôtels et restaurants prestigieux l’ont vu passer dans leur cuisine et il a bossé un moment dans la Pâtisserie Valantin à Bordeaux. Mais entre temps, il a fait une formation en massage californien ainsi qu’en psycho corporelles et réflexologie plantaire bref, beaucoup de choses qui font autant de bien que la pâtisserie et qui dénote surtout un souci de l’autre. Et ça c’est important quand on fait de la pédagogie.

Tout ça pour dire quoi ? Que vous passez 3h à emmagasiner énormément d’informations, à pratiquer la pâtisserie en suivant les conseils de Christophe et tout ça en douceur, un peu comme si vous étiez dans votre cuisine avec des potes.

Atelier pâtissier Christophe Brissard

Les + :

  • Les cours se font par groupe de 6 personnes max donc ce n’est pas l’usine et Christophe peut-être attentif à chacun de ses élèves.
  • Christophe peut se déplacer chez vous pour un cours à la maison. Seule condition : avoir un four.
  • Il y a une formule « Cours complice » pour apprendre une recette en duo avec vos enfants.

Les – :

  • Les lieux des ateliers. Ils ne sont pas dans le centre de Bordeaux et pas forcément hyper accessibles en transport en commun. Vous serez plus confort si vous arrivez en voiture.

Infos pratiques :

Les ateliers pâtissiers 

En fonction du cours :

32 avenue du Médoc

33320 Eyssines

ou

France cuisines

133 avenue de Magudas

33320 Eyssines

Tel : 05 56 95 37 16 ou 06 29 28 56 40

mail : chbrissard@gmail.com

Site : http://www.atelierpatissier.com

Tarifs : Cours collectifs : 49 euros par personne. Cours à domicile 180 euros pour environ 2h30 de cours (4 personnes max). 69 euros pour 2 personnes pour les « Cours complice ».

Pour voir plus de photos de notre après-midi chocolat c’est ici. 

 

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2 commentaires sur “Pâtisserie et crise de (mauvaise) foi

  • 13 novembre 2015 à 13 h 35 min
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    Un récit… savoureux, une mise en bouche avant Noël ou tout bêtement le prochain p’tit carré !
    Bon après-midi !

    Répondre
    • 16 novembre 2015 à 10 h 33 min
      Permalink

      Merci Marion !

      Du chocolat en ce moment ne fera de mal à personne ;-)

      Passez une bonne journée !

      Antoine.

      Répondre

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