(Non fumeur, non ex-fumeur, non vapoteur, passe peut-être ton chemin, je n’exclue pas que tu décroches très vite – mais on a d’autres billets sympa ici)

Après plus de quinze années à deux paquets par jour, je ne fume plus depuis deux semaines.

C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup. Ce petit miracle n’a été envisageable que par la grâce d’un ami passionné (coucou P-E, aka Copain) par le plus efficace substitut nicotinique sur le marché, la mal-nommée cigarette électronique.

Mal-nommée, oui, car si elle a tout de l’électronique, elle n’a rien de la cigarette. N’en déplaise aux quelques-uns qui se font avoir par des gadgets qui ressemblent à des clopes en termes de prise en main mais n’envoient rien en termes de puissance (coucou Pauline (à ta décharge, je me suis fait avoir aussi il y a quelque temps)), une e-cigarette efficace ressemble à une lampe torche. Ouais :

IMG_4222

Il y a quelques semaines encore, je regardais Copain avec amusement jouer avec ses dizaines d’e-liquides au petit parfumeur, mélangeant ses saveurs, me vantant les qualités gustatives de tel ou tel mélange. Oui, il en faut, des barjos.

Et pourtant, ne souhaitant pas un jour être la petite vieille à la blonde et aux doigts jaunes-orangés, je lui passais commande de matériel. Je n’y connais rien, n’avais pas encore la motivation de me plonger dans un grand comparatif, les amis passionnés, c’est fait pour ça.

La commande effectuée et réceptionnée, Copain me prévient : « Aurel, tu as une Rolls de la vape, si tu commences à l’utiliser en continuant de fumer à côté, ça ne servira à rien ». Pour évaluer l’efficacité de l’engin, je dois ainsi essayer, pour la toute première fois de ma vie, de ne pas allumer ma cigarette du matin (sans laquelle je considère que je dors encore chaque matin depuis des années), ni celle du café post-déjeuner, ni celle(s) de mes pauses boulot, ni celle(s) de l’apéro, etc. Paye ton challenge.

Mais je me lance. Je lui laisse ma toute dernière cigarette (« t’es sûre sûre que tu veux pas la fumer, rester sur celle-là ? » « nan ») et appréhende déjà le lendemain matin. Je décide aussi qu’aucune cigarette ou paquet de tabac ne se trouvera dans notre appartement jusqu’à nouvel ordre, histoire de m’assurer que si l’irrépressible envie me prend, j’aurais les quelques minutes de trajet vers un buraliste pour réaliser l’ampleur de ma dépendance. Bordeaux oblige, après 20h c’est foutu tous les soirs. Et ça calme.

Les premiers jours, je suis un peu perdue. J’ai le réflexe de chercher mon paquet le matin, même chose pour les cendriers. Mais je prends ma nouvelle lampe torche, et je dois l’avouer, ça me calme. Après 15 jours de recul et deux grosses soirées entourée de fumeurs SANS CRAQUER, je dois bien le reconnaître, ça fonctionne même très bien.

Je me surprends aussi très rapidement à vouloir varier un peu des deux goûts d’e-liquides préparés par Copain (l’un « boisé », l’autre fruité). Copain veille au grain et me signale l’existence de BordO2, « créateur de potions (traduire e-liquides) depuis 2011, une équipe passionnée et soucieuse de faire évoluer le monde de la vape », « des potions 100% françaises fabriquées à Bordeaux avec des produits certifiés et de qualité« .

Ajouté à ma to-do-to-see-list : passer chez BordO2 faire le plein.

L’important, quand tu passes de fumeur à vapeur, ce sont les nouveaux rituels

Les e-liquides ont des goûts extrêmement variés et sont déjà devenus une expertise à part entière. Fumeur, je te vois ricaner, je l’ai fait avant toi, crois-moi, au souvenir de clopes aromatisées à gerber.

Non, là, ça n’a rien à voir. Et chacun ses goûts. Je n’aime pas les goûts « gourmands » (du genre « crème brûlée », « caramel au beurre salé », etc.) que je trouve trop lourds en bouche (ça y est, je parle comme Copain). Bref, là n’est pas mon point.

En effet, dès lors que les e-liquides contiennent plus ou moins de nicotine, l’idée étant de diminuer son dosage progressivement pour accompagner la transition, l’essentiel est de se créer de nouveaux rituels.

Les premiers jours, ce qui te manque surtout, ce n’est pas la nicotine, il y en a dans ta lampe torche. C’est ta gestuelle accompagnée de légères vagues de fumée, un geste que tu as tellement fait pendant des années que tu considères qu’il fait partie de toi. C’est ton indispensable briquet, le fait d’en griller une, la poser parfois négligemment dans le cendrier en la regardant à peine se consumer.

Rien de tout cela avec ta lampe torche, tu estimes même les premiers jours que tu as l’air bien con. Ce serait trop facilement oublier qu’il y a là un véritable plaisir, bien différent de celui auquel tu t’étais habitué. Un plaisir qui n’appartient qu’à toi, en prime, puisqu’avec la e-cigarette, point de « vapeur passif », tout s’évapore en quelques secondes.

Tes nouveaux rituels, outre vérifier l’état de ta batterie ou de tes piles, ce sont les e-liquides. Leur choix, leur sélection tout au long de la semaine voire de la journée, à moyen ou long terme leurs mélanges aussi. Tu retrouves le goût, autant en profiter. Gros argument meuf : cela t’évite aussi de compenser avec le moindre truc à grignoter qui te passe sous les yeux. 

Et ça, croyez-moi, ça marche sacrément.

Bientôt à sec et souhaitant déjà surtout varier un peu mes e-liquides, me voici donc chez BordO2

BordO2, façade

 Petite façade proche de la Victoire, on croirait presque un salon de coiffure ou d’esthétique quand on passe devant. L’accueil est sympathique, ce qui se confirme avec le vendeur dont la patience ne cède pas à mes dizaines de minutes d’essai d’e-liquides.

Ben quoi, je vais pas acheter des liquides sans les avoir goûtés avant – et je fais bien, surprise de constater que j’aime le « choco-poire » et le « 16h30 » (tarte), pas le « coca » (ni le normal, ni le cherry, ni le lemon – alors que je suis une tarée de coca, en principe).

IMG_4264

 

Au-delà des packagings sympas et des mélanges créatifs, allez chez BordO2 pour l’expertise sans le mépris. Je n’y connais pas grand chose et je l’assume, et je n’ai pas une seconde eu le sentiment d’être prise de haut, même lorsqu’un apparemment très fin connaisseur a interrompu ma dégustation quelques minutes avec une dizaine de questions au vendeur dont je n’ai pas compris un mot (ça parlait mèche, résistance et autres trucs techniques pour lesquels j’appelle un ami).

Je n’ai pas davantage eu le sentiment d’user le vendeur, qui a parfaitement rempli son cahier des charges : « alors euh… je sais pas, je crois que je n’aime pas trop les goûts « gourmands » mais faut peut-être que j’essaie quand même, j’aime bien la menthe mais pas trop poivrée non plus, pour le reste je ne sais pas, je peux tout essayer ?« .

Le pauvre.

J’y ai désormais ma carte de fidélité, j’ai fait le plein, et je reviendrai sans hésiter.

IMG_4266

« Bienvenue au royaume des gourmets » dixit Copain.

Le site web de BordO2 est ici – avec sa boutique en ligne. Sinon, c’est notamment 15 rue des Augustins à Bordeaux.

Pour les intéressés, le site de l’Association indépendante des fumeurs de cigarette électronique, plein d’infos intéressantes, est ici

Un commentaire sur “Parce qu’à Bordeaux tu vapes local

  • 1 décembre 2014 à 16 h 47 min
    Permalink

    <3 <3 <3 <3 <3 <3

    "(ça y est, je parle comme Copain)"

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *