Pour reprendre depuis le début, je crois que ça a commencé par une boîte de thon.

Oui, une boîte de thon : le grand mec revenait de chez E.Leclerc dans une colère noire, boudant et maugréant qu’on ne l’y reprendrait plus. « Non mais tu te rends compte, zéro provenance, et quand provenance il y a, Thaïlande, tu le crois ça, THAILANDE ! J’ai failli renverser tout le rayon, de rage ! ».

Alors moi, à la base, je ne voyais pas trop le problème, du thon c’est du thon, tu me suis ?

Jusqu’à ce qu’il me fasse le coup pour les tomates. Ah, avant cela, il y avait eu les fraises aussi. Espagne, dans les deux cas. Depuis, il prépare ses conserves maison des premières après avoir fait des stocks monstrueux aux Capucins tout l’été (« France, mini-meuf, ORIGINE FRANCE ») et on ne mange plus de fraises (bon, on en mangeait déjà pas, mais c’est pas le débat).

Entre temps, Elise Lucet nous a expliqué d’où venaient nos tomates en conserve (eurk) et je plaisante un peu moins avec le sujet.

Bref, retenez « de quoi sérieusement vous couper l’appétit ».

Puis la consécration ultime a débarqué sur le blog de La Ruche Qui Dit Oui : Bordeaux serait en tête du top 5 des villes les plus locavores grâce à son réseau de producteurs en vente directe.

Locavore, kezako ? Côté consommateur, cela signifie privilégier les produits locaux, frais et de saison.

Facile me direz-vous ? Pas tant que ça pour le local quand on regarde les provenances des fruits et légumes de la supérette du coin (et même sur le marché, bouuuh), pas tant que ça quand je suis moi-même largement incapable d’attribuer la bonne saison au bon fruit / légume (heureusement, d’autres le font pour nous, par exemple ici).

Etape 1 : Frais et de saison

Pour toi wannabe locavore, un récapitulatif tout simple proposé par l’UFC d’Aix

calendrier_legumes

calendrier_fruits

Et si tu as la flemme d’apprendre tout ça par coeur, demande directement aux producteurs locaux, c’est d’ailleurs tout l’intérêt de la démarche locavore.

Etape 2 : Local

Là, c’est Bordeaux Métropole qu’on remercie, qui a eu la belle initiative de recenser sur une carte les exploitants réalisant de la vente directe :

Petit lexique :

-« Sur site » et « sur marché » : comme leurs noms l’indiquent

-AMAP : association pour le maintien d’une agriculture paysanne, en gros forme de partenariat entre consommateurs et producteurs permettant de maintenir un certain niveau de production local grâce à un engagement financier des consommateurs (qui s’engagent à payer à l’avance ce qu’ils consomment)

-Ruche : fait référence aux point de distribution de La Ruche Qui Dit Oui, permettant un peu plus de souplesse que l’engagement dans une AMAP

Drive fermier : autre solution pour commander en ligne auprès des producteurs locaux

-Coopérative agricole : rassemble des agriculteurs pour mettre en commun certains moyens (plus d’infos par ici)

Finalement, c’est pas si difficile !

Et vous, quels sont vos bons plans locavores ?

2 commentaires sur “Bordeaux locavore : du circuit court en veux-tu en voilà !

  • 15 mars 2016 à 12 h 33 min
    Permalink

    J’arrive avec un an de retard mais j’imagine que l’intérêt pour les solutions locavores n’a pas changé !
    Nous avons ouvert un magasin de producteurs locaux en vente directe à Lormont, une second ouvre à Cenon en juin, et nous en avons d’autres en projet sur les années qui viennent sur Bordeaux et Floirac.
    Chez nous, les 56 producteurs proposent leur production à la vente directement aux consommateurs, et ils proviennent de Gironde, ou au maximum d’Aquitaine (exception faite du chocolat et du café, puisqu’il s’agit d’une SCOP de Pessac qui travaille avec des coopératives à l’étranger).
    Au cas où : http://www.cooppaysanne.fr

    et bonne journée :)

    Répondre
    • 15 mars 2016 à 12 h 56 min
      Permalink

      Un an de retard ? Mais pas du tout, l’article est en ligne depuis hier :D
      Merci pour le tip !

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *